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Travailler sur les causes et non sur les conséquences

Vouloir aider son chien, c’est bien, mais avoir les outils pour le faire c’est encore mieux. Avant toute chose, il y a des règles de base à respecter !

Pour changer les conséquences, il faut agir la cause

L’objectif va être d’associer les évènements déclencheurs à des émotions positives et/ou calmes.

Juliette boidin et Swing Corgi

Il va falloir prioriser la qualité à la quantité !

On y va en douceur, en commençant avec très peu de déclencheurs (même 1 sur toute la balade, voir…pas du tout pour certains exercices ). Parce que apprendre des bases fun dans la sécurité du salon ou du jardin, c’est quand même beaucoup plus sympa. On évite absolument l’immersion en milieu stressant !

Il faut savoir prendre de la distance

C’est important de garder un espace où le chien se sent en sécurité et où il est capable d’assimiler de nouvelles choses sans ressentir le besoin de réagir.

Il faut travailler peu pour progresser plus vite

Il vaut mieux se concentrer sur des séances courtes et ne pas s’assommer à en faire 20 sur la semaine. Ce n’est pas parce que quelqu’un vient pendant 3h chez vous qu’il faut travailler votre chien pendant 3h… Entre 1 et 5 minutes dans une période calme (pas forcément dès l’arrivée de la personne) sont suffisantes pour beaucoup de chiens

temps entrainement chien

Il faut laisser le temps au chien de découvrir l’environnement

L’observation est un point clé pour progresser, apprendre à connaître ce qui fait peur est la meilleure arme pour se sentir mieux.

Il faut récompenser de façon adaptée

La meilleure récompense pour un chien réactif reste de le soulager, de l’écouter et de répondre à son besoin sans qu’il n’ait à y répondre par lui-même. Mais pour changer l’émotion, une récompense alimentaire, un câlin, une séance de jeu, de reniflage, voir un mix de tout ça peut être grandement utile. Pour les chiens sensibles aux voix aiguës très excitantes (que ce soit parce que ça les inquiète ou parce que ça les excite), on préfère les félicitations chuchotées, calmes. Si vous n’avez aucune récompense sous la main, récompensez en vous éloignant de la situation stressante et félicitez calmement, c’est déjà une belle récompense en soit !

Il ne faut jamais sous-estimer l’impact de nos émotions sur les siennes

Nos chiens sont des éponges, et en cas de réactivité, nous les rendons encore plus à fleur de peau. Par notre parole, notre posture, nos expressions du visage, la tension que l’on met sur la laisse… Ils savent quand nous sommes tendus.

Il faut le laisser se placer comme il souhaite

Le mouvement c’est important ! Il faut abandonner le “assis, pas bouger”, “regarde-moi”, “laisse”. On travaille en amont pour qu’il nous suive calmement, donner de la valeur à nous regarder, et sur place on récompense toutes les décisions qui nous plaisent. Ajouter de nouveau un “couvercle” sur son stress ne va en rien l’aider. Si on y va par étape, notre chien en est capable !

Il faut utiliser un matériel de promenade confortable et adapté

Optez pour un harnais en H ou en Y à la bonne taille et oubliez les harnais norvégiens qui ne sont pas adaptés à une marche naturelle et confortable, on ne met un collier que si vraiment le chien ne supporte pas le harnais. On abandonne la laisse à enrouleur qui crée des tensions, on préfère une longe entre 2 et 5 mètres, selon votre habitude à maîtriser la longueur.

Juliette promène son chien avec un harnais adapté

Il faut gérer l’environnement au maximum pour faciliter l’expérience

Même en intérieur, on n’hésite surtout pas à sécuriser avec une laisse et/ou une muselière pour éviter à avoir à courser notre chien s’il se déclenche et pouvoir l’emmener dans une zone de calme le plus rapidement possible.